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1er degré : Trop c’est trop… Redonnons du sens à notre métier

Réformes, loi d’orientation, « petit livre orange », injonctions contradictoires, changements de rythmes, projets éducatifs territoriaux, APC, socle commun et fondamentaux, INSPE, chute des recrutements et job dating…

Au cours des dernières années, les enseignant·es ont vu leur métier et leurs conditions d’exercice se transformer à vitesse vertigineuse avec le sentiment grandissant de ne plus rien maîtriser, d’en perdre le sens et d’en être dépossédé.es.

Soutenir la CGT Éduc’action,
c’est choisir un projet d’École
qui porte un projet émancipateur et
s’oppose à la violence institutionnelle.

Enseigner est un métier qui s’apprend…

C’est pourquoi nous voulons un recrutement par concours à Bac+3 avec une formation professionnalisante rémunérée de 2 ans validée par un Master.

La formation continue doit impérativement répondre aux besoins et attentes des personnels et non aux injonctions
ministérielles. D’autre part, chaque école doit pouvoir décider, par équipe, de son propre
plan de formation. Il doit pouvoir intégrer non seulement les questions pédagogiques,
didactiques, culturelles ou disciplinaires mais aussi celles liées à la santé et au bien être des
personnels.

Retrouver du collectif et le pouvoir de décider ensemble

Le travail en équipe est un des moyens de faciliter le fonctionnement des écoles et la prise en charge des élèves.
Pour lutter contre la compétition ou l’exclusion, il nous faut développer la coopération et la construction collective de
règles, seuls moyens de lutter contre la soumission qui gangrène nos métiers.
Cela passe par une animation collégiale des équipes, gage de réflexions et de pratiques communes et au final
d’épanouissement professionnel des enseignant.es.

RETROUVER NOTRE LISTE PREMIER DEGRÉ POUR LE DOUBS ET NOTRE PROFESSION DE FOI EN CLIQUANT ICI

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le tract au format PDF ICI

Élections Professionnelles 2022 :

  1. Des positions et revendications communes.
    Malgré les différences nées de l’histoire du mouvement syndical, nous, SUD Éducation et la CGT Éduc’Action,
    partageons une culture commune, tels notre vision interprofessionnelle du syndicalisme ou notre programme revendicatif qui privilégie le collectif face aux intérêts personnels.
    Nous promouvons ensemble, la conception d’un travail non destructeur mais créateur, un progrès social pour tous.
    Nous militons notamment pour la suppression du PPCR (des primes à la tête du client ?), du jour de carence et une réelle revalorisation de nos salaires.
  2. Une action dans les mouvements, les établissements, les instances.
    Ces positions nous conduisent souvent à être ensemble dans les mouvements, dans les appels, que ce soit au niveau local ou national.
    Des listes intersyndicales sont déjà élues dans les établissements.
    Le fonctionnement démocratique à l’intérieur de nos syndicats et la volonté farouche de défendre tous les salarié-es fondent notre quotidien de militant syndical. Nous veillons surtout à ce que les principes d’équité et de justice soient effectifs, tant pour la mobilité que pour les rémunérations.
    Nous intervenons aussi fréquemment aux cotés des personnels précaires et non titulaires, qui ne doivent pas être les variables d’ajustement et plus généralement pour résorber la précarité dans l’EN.
  3. Plus de listes pour plus de salariés de l’EN représentés.
    Les modalités du scrutin pour ces élections professionnelles ont imposé des contraintes favorisant principalement lessyndicats qui pratiquent l’accompagnement des réformes en se contentant d’en corriger quelques traits. En travaillant à l’élaboration de listes communes dans tous les corps de l’Éducation Nationale, Sud Éducation et la CGT-Éduc’Action entendent représenter plus de salarié-es, être encore plus proches des personnels et de leurs préoccupations.
  4. Plus de lisibilité et de représentativité contre toute politique libérale.
    Les réformes libérales qui touchent l’EN ne sauraient être combattues sans les salarié-es. Un front uni nous semble nécessaire pour faire reculer le gouvernement, pour porter la parole de ceux qui font l’éducation et qui la vivent au quotidien. Ce front était déjà à l’œuvre au mois de septembre dernier contre la réforme de l’enseignement professionnel.
    Ce combat contre les atteintes aux intérêts des élèves et des personnels, nous entendons le prolonger dans tous les secteurs de l’EN, face à la réforme des lycées généraux, des services administratifs, qui conduisent, pour la plupart, à des suppressions de postes, à un alourdissement des tâches confiées aux salarié-es. Au final cela se traduit pour les élèves
    par une sélection abusive et un rejet des plus démunis.

Pourquoi faire grève le mardi 18 octobre contre la réforme Macron du LP 2023 ?

Parce que 4 ans seulement après la Transformation de la Voie Professionnelle de J.M. Blanquer qui a déjà malmené le Lycée Professionnel, ses formations et ses personnels, le pouvoir s’acharne à vouloir les éreinter davantage, au profit de l’apprentissage et du CFA promus comme modèles.

Parce que le Ministère qui se prétend pourtant ouvert au dialogue social et à la concertation annonce comme non négociable l’augmentation de 50% des périodes de stage en entreprise. Le passage de 22 à 33 semaines des PFMP en BAC PRO, annoncé pour la rentrée 2023, compromettra évidemment la formation des élèves, en enseignement général et professionnel, ainsi que leurs possibilités de poursuite d’études dans le supérieur.

Ainsi, des BAC PRO passeraient de 8 semaines de stage à 12 en terminale ; ce qui signifierait qu’il ne resterait que 23 semaines de cours sur les 35 de l’année scolaire !

Pour les PLP, l’augmentation des périodes de stage entraînera immanquablement une annualisation du temps de travail des professeurs laissés vacants et donc des suppressions de postes à la pelle, voire un transfert d’enseignants dans le secondaire comme le décret (inquiétant) du 20 juin 2022 y autorise. Veut-on faire des PLP bivalents d’EG les nouveaux PEGC chargés de faire bouche-trous en collège ? Quant aux PLP d’EP, leur avenir est-il d’être versés dans les CFA ou de devenir professeurs de technologie en collège ?

Ce sont nos métiers de PLP et nos statuts qui sont clairement menacés par cette réforme.

Parce que Macron a ressorti la fausse « bonne idée » de l’autonomisation des établissements qui décideraient des répartitions horaires au détriment du cadre national qui garantit aux élèves la même quantité d’heures de cours dans chaque discipline.

Et comme Macron a annoncé simultanément vouloir renforcer l’enseignement des fondamentaux, français et mathématiques, mais avec une année réduite à cause des 50% de stage en plus, quelles disciplines moins fondamentales verraient leurs heures de cours amputées ? Comment faire plus avec moins ? Nul ne le sait, et surtout pas le Président qui renvoie ce problème insoluble au local, à l’autonomie renforcée des établissements.

De telles « expérimentations locales » fragiliseraient évidemment toutes nos disciplines et tous nos postes d’enseignants.

Parce que la réforme Macron réunit – et c’est exceptionnel – l’unanimité des syndicats d’enseignants de LP contre elle, c’est qu’il y a franchement de quoi s’en alarmer.

Les seuls combats qu’on est sûr de perdre sont ceux qu’on renonce à mener.

Le seul moyen de pousser le gouvernement à renoncer à sa réforme mortifère, c’est de lui adresser un signal massif de franche opposition le 18 octobre. Sinon, les jeux seront faits, et il sera trop tard pour s’en plaindre ensuite. Soyons sûrs que le taux de gréviste sera observé par le Ministère et qu’il avancera ses pions en fonction de notre réaction qu’il appréhende.

Tous en grève le 18 octobre pour dire NON à la méforme Macron des LP !

APRES UN RASSEMBLEMENT DEVANT VOS ETABLISSEMENTS, GRANDE MANIFESTATION A BESANCON 15 HEURES PLACE DU 8 SEPTEMBRE

TOUS ENSEMBLE LE 18 OCTOBRE

POUR LE RETRAIT DU PROJET MACRON

Le président Macron persiste à vouloir imposer aux personnels sa réforme des lycées professionnels calquée sur le modèle de l’apprentissage. C’est un exemple révélateur que la méthode ne change pas : aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale et une feuille de route tardive (et floue) alors même que des décisions lourdes de conséquences sont en préparation.

L’augmentation du nombre de semaines de stage impliquera moins de semaines d’enseignement dans nos lycées. Si le président a enfin concédé à dire que l’enseignement général doit rester une composante de la formation des jeunes, il l’a évoqué surtout à l’aune de disciplines qui seraient « fondamentales ». Les langues vivantes, l’éco droit, l’éco gestion, les arts appliqués, l’EPS, la PSE seront-elles considérées comme fondamentales et les postes des collègues concernés préservés ? Sa volonté de renvoyer la ventilation du volume d’enseignement général au niveau local impliquera une remise en cause du caractère national de l’accès aux formations professionnelles pour les jeunes et des diplômes professionnels. Nos organisations syndicales sont fermement attachées au principe d’égalité de notre école républicaine et revendiquent le maintien d’une grille horaire nationale pour toutes les filières professionnelles. Elles revendiquent aussi une dimension émancipatrice de la formation des jeunes à laquelle participent toutes les disciplines.


Cette diminution du temps scolaire percutera aussi les enseignant·es de matière professionnelle pour qui le président a déjà annoncé un vaste plan de reconversion. L’expérience vécue dans ce domaine par nos collègues de Gestion-Administration nécessite des engagements fermes du ministère pour permettre de vraies reconversions et se donner les moyens d’une vraie politique RH.
Nos élèves sont contraints par les lieux de stages. Nombreuses sont les entreprises qui ne peuvent pas leur proposer l’intégralité des plateaux techniques et des activités développées dans les lycées professionnels pourtant indispensables à l’obtention de leur diplôme.


Il veut imposer dès la 5ème de collège un dispositif « Avenir » consistant à dédier une demi-journée par semaine pour découvrir les métiers et les entreprises. Pour nos organisations il faut renforcer les missions et le nombre de personnels d’orientation et préparer les collégiens à tous les parcours d’orientation sans exception.


Oui la carte des formations doit évoluer, nous le portons haut et fort depuis des années. Pour nos organisations elle doit évoluer dans l’intérêt général du pays au prisme des grands enjeux écologiques, de la prise en charge du Grand âge, de la nécessaire réindustrialisation, du numérique… D’aucune façon, son « évolution » ne doit se restreindre à la seule mise en adéquation avec les besoins économiques immédiats et locaux des entreprises : chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel, doit pouvoir trouver la formation de son choix.


Pour nos organisations syndicales la CGT Agri, la CGT Educ’action, la CNT-FTE, le SE-UNSA, le SNALC, le SNEP-FSU, le SNES-FSU, le SNFOEP, le SNUEP-FSU, la CGT Enseignement privé, le SNETAA-FO, le SNETAP-FSU, le SNUPDEN-FSU, le SUI-FSU, SUD rural et SUD Éducation, l’urgence est de renforcer les lycées professionnels et de donner plus de temps et de moyens aux personnels pour faire réussir tous les élèves.

La réforme est à l’opposé de nos ambitions, c’est pourquoi nos organisations appellent à une journée de grève le mardi 18 octobre, point de départ de la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet.

LE 29 SEPTEMBRE 2022, TOUS EN GRÈVE !

MANIFESTATION !

BESANÇON : 10H30 parking BATTANT

MONTBÉLIARD : 14 place du CHAMPS DE FOIRE

GUIDE SYNDICAL STAGIAIRE 2022/2023

SOMMAIRE 

Page 2Edito
Page 3L’année de stage en résumé
Page 4Une CGT Féministe
Page 5Textes de référence
Pages 6 & 7A l’INSPE
Pages 8 & 9Calendrier
Pages 10 & 11Dans mon école / mon établissement
Pages 12 & 13La paperasse
Page 14Nos revendications
Page 15Elections professionnelles déc. 2022
Page 16Contacts

Voie pro : Une année décisive !

La rentrée se fait sous haute tension et l’année sera indéniablement décisive pour l’avenir de la voie pro et des PLP. Amorcée depuis quelques années, la transformation de la voie professionnelle s’accélère depuis la réélection de Macron. Aucun répit à cette rentrée. Après une fin d’année scolaire épuisante, les attaques se précisent et les déclarations du président et de notre ministre accentuent la mise en œuvre du démantèle-
ment de la voie pro sous statut scolaire. Déjà la nomination de la ministre déléguée donnait à voir l’orientation. Pour eux la TVP est une réussite ; pour nous elle est un recul historique pour la formation et l’émancipation de la jeunesse, pour la qualification et l’insertion. Le développement frénétique de l’apprentissage en lien avec le culte de « l’entreprise formatrice » parachève ce travail de sape de la voie pro sous statut scolaire et avec elle l’ensemble des acquis de l’après-guerre.


Enfermé dans sa logique ultralibérale, le gouvernement poursuit aveuglément ses objectifs de plein emploi pour 2027. Mais cette politique ne se réalisera qu’au mépris et à la remise en cause de nos valeurs progressistes. Elle conduit inévitablement à une dégradation de la qualification et de sa reconnaissance par le salaire, à la précarisation d’une grande partie de la population.

Sacrifier la qualification et l’épanouissement personnel, imposer comme seule formation la réponse aux besoins locaux et aux métiers en tension sans jamais s’interroger sur les causes réelles de la désaffectation des salarié·es pour certains emplois et du malaise profond de la société est inadmissible !
Ces questions ont pris une ampleur encore plus particulière ces deux dernières années avec les crises sanitaire, économique, sociale et climatique que nous connaissons. Alors que les profits des grandes entreprises explosent, les organisations syndicales et de jeunesse sont unanimes sur le fait que le sujet prioritaire doit être l’augmentation des salaires, des retraites et pensions, des minima sociaux et des bourses d’études.

C’est pourquoi, elles appellent à se mobiliser dès le 29 septembre et par la grève et la manifestation exiger d’autres réponses aux urgences sociales et environnementales que nous vivons !

télécharger le tract ICI

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Communiqué intersyndicale septembre 2022

Sous l’apprentissage, la désorganisation de la voie professionnelle sous statut scolaire !

CommuniquA©-inters__yndicale-Sept-2022__

LE LYCÉE PROFESSIONNEL
DANS LE VISEUR DE MACRON

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SUPPRESSION de la circulaire n°2019-156 du 6 novembre 2019

Nous, CGT-Éduc’action de Besançon sommes fermement attaché.e.s au statut et au recrutement national sur concours des enseignant.e.s.

C’est pourquoi nous nous opposons à la circulaire n°2019-156 du 6 novembre 2019 qui mine ledit statut.

En aucun cas, les AED qui exerceraient des fonctions d’enseignement ne doivent être rémunér.é.e.s moins que les enseignant.e.s titulaires.

De même, leurs heures effectives d’enseignement doivent être
comptées doubles et donc rétribuées à l’avenant.

NON à la casse du statut enseignant !