Catégorie : Lycées Pro

FAMILLE DES MÉTIERS : EN SORTIR, POUR S’EN SORTIR

Famille des métiers : En sortir, pour s’en sortir !
Derrière son slogan d’une voie professionnelle «d’excellence et d’avenir » Jean-Michel Blanquer poursuit, avec entêtement et mépris, le démantèlement de l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Sa réforme s’est traduite par une réduction des heures disciplinaires, notamment en atelier. Les dispositifs de co-intervention et de chef-d’œuvre réduisent encore le temps efficient de formation. À cette rentrée 2021, la dernière vague de «familles de métiers» a été mise en place, alors que les retours de terrain sur les années précédentes montrent que ce dispositif est un échec. 

Dans l’intérêt des élèves et de la voie pro : il y a urgence à y mettre un terme !
Des moyens pour l’orientation !


Pour une meilleure orientation sans réduction de la durée de la formation, il faut redonner des moyens aux CIO et aux PsyEN dont c’est le métier d’informer les élèves et les familles ! 


Une orientation moins lisible ! 



L’objectif annoncé de ces regroupements en 2nde des spécialités de Bac pro était d’organiser «un parcours plus progressif et plus lisible». En réalité, ces familles de métiers dégradent l’orientation des élèves. Pour les familles, cela s’ajoute aux intitulés des Bac pro et complexifie l’offre. Alors que le facteur géographique est important, la présentation par famille de métiers sur le site de l’ONISEP ne permet plus de repérer facilement l’implantation réelle des formations. L’orientation est moins lisible. De plus, avec ce dispositif, on constate aussi une aggravation de l’orientation genrée. Par exemple, dans «Métiers de la beauté et du bien-être», le couplage des Bacs pro Esthétique et Métiers de la coiffure diminue encore la mixité. 
Attention aux postes ! 

À moyen terme, les familles de métiers risquent de générer des regroupements de sections, y compris en enseignement général, des diminutions de capacité d’accueil, des suppressions de postes… 


Moins d’insertion pro 

Ce dispositif réduit d’un an la formation effective à une spécialité. Il y aussi un risque de perte d’identité des filières. Beaucoup de professions expriment leurs craintes que les élèves ne perdent une année de professionnalisation. Cela va accentuer la concurrence entre établissements et entre spécialités. 
La CGT dénonce cette déspécialisation des formations et la réduction du temps de formation dans la voie scolaire qui dégrade l’insertion professionnelle, mais aussi les possibilités de poursuites d’études des élèves. 

On constate que les conditions de travail des PLP se sont fortement dégradées ! Des vademecums identifient théoriquement des compétences communes mais sont hors sol, car ils méconnaissent les progressions pédagogiques dans les différentes spécialités et la réalité des établissements. En 2nde, le rôle du professeur principal est alourdi par le suivi de l’orientation. 

Concurrence déloyale ? 

Par ailleurs, cette nouvelle réduction du temps de formation professionnelle ne s’applique que pour les élèves de la voie scolaire. Les familles de métiers ne sont pas obligatoires dans les formations en apprentissage. C’est un avantage supplémentaire en faveur de l’apprentissage. 



LA CGT EDUC'ACTION BESANÇON VOUS SOUHAITE DE BONNES VACANCES ET DE BONNES FÊTES !

Plus d'informations sur notre site : www.cgt-education-besancon.fr

CGT Educ'Action académie de Besançon , 11 rue Battant, 25000 Besançon


Lettre d’information aux personnels PLP

Lettre d’information aux personnels PLP (Sept 2021)

Publication : 12 septembre 2021 Mis à jour : 12 septembre 2021

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Les élèves de la voie professionnelle passent leur Bac aussi !

Publication : 16 juin 2021 Mis à jour : 17 juin 2021

Les élèves de la voie professionnelle passent leur Bac aussi !  

Cette année encore, les médias nationaux ne parlent que de l’épreuve de philosophie des élèves de la voie générale et technologique. Pourtant, environ un tiers des lycéen·nes ont déjà commencé leurs épreuves la veille. En effet, mercredi 16 juin, les candidat·es au Bac professionnel ont passé leur épreuve de lettres et d’histoire-géographie. Le silence  sur ces épreuves est symptomatique de la place de la voie professionnelle dans le système éducatif français.

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EXAMENS DANS LA VOIE PRO : DES AMÉNAGEMENTS TARDIFS, APPROXIMATIFS ET IRRESPONSABLES

Publication : 17 mai 2021 Mis à jour : 19 mai 2021

EXAMENS DANS LA VOIE PRO :


DES AMÉNAGEMENTS TARDIFS, APPROXIMATIFS ET IRRESPONSABLES

Depuis des mois, nos Organisations syndicales demandent la mise en place d’un plan d’urgence pour l’Éducation. Depuis le printemps, elles réclament des aménagements des programmes et des modalités d’examen pour les élèves de la voie pro particulièrement fragilisé·es par la crise sanitaire.

Niant la réalité, le ministre n’a rien voulu entendre. À un mois des épreuves et au pied du mur, il est contraint de prendre des dispositions pour aménager les examens, reconnaissant enfin l’existence de difficultés pour la session 2021. Pour autant, l’intersyndicale Voie Pro considère ses réponses comme inadaptées et inacceptables. Les élèves de la voie professionnelle vont devoir passer toutes leurs épreuves ponctuelles comme une année « ordinaire » alors que leurs homologues du LGT n’en passeront qu’une seule.  

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Dossier de suivi Mouvement intra 2021

2nd degré

Pour le suivi de votre mutation intra 2021 (2nd degré) merci de compléter ce fichier PDF et de nous le retourner à l’une des adresses indiquées au bas de la première page.

APPRENTISSAGE : PLUS DE 30 000 JEUNES DANS L’IMPASSE !

Publication : 7 mars 2021 Mis à jour : 9 mars 2021

APPRENTISSAGE : PLUS DE 30 000 JEUNES DANS L’IMPASSE !

La « loi pour choisir son avenir professionnel » de 2018, a bouleversé l’organisation et le financement de l’apprentissage. Répondant à l’ensemble des revendications du MEDEF, l’apprentissage est devenu un marché concurrentiel sous perfusion d’argent public. Cette libéralisation est une régression pour les droits des apprenti·es, les diplômes et la régulation des financements de la formation. Cet aveuglement idéologique, porté par un discours promotionnel incessant, qui fait de l’apprentissage la solution miracle à l’insertion professionnelle des jeunes est en train de se heurter à la réalité économique.

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Le Bac Pro GA devient le Bac AGOrA… et le plan social continue !

Publication : 24 février 2021 Mis à jour : 9 mars 2021

Après la fusion des Bacs pro Comptabilité et Secrétariat en un seul Bac Gestion-Administration (GA), moins insérant professionnellement, voici le remplaçant le Bac pro AGOrA (Assistance à la Gestion des Organisations et de leurs Activités) mis en place depuis la rentrée 2020. En parallèle, le ministre avait entamé une réduction de 50% de la filière sur 3 ans et mis en place un plan RH de reconversion massive des profs de la filière. L’appellation AGOrA, qui se cumule avec GA -TL (car il n’est pas prévu de changer le nom de la famille !), ne permettra pas l’identification des métiers par les familles.

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DES LYCÉES PROFESSIONNELS SOUS-FINANCÉS ET SOUS-DOTÉS

Publication : 13 février 2021 Mis à jour : 13 février 2021

DES LYCÉES PROFESSIONNELS SOUS-FINANCÉS ET SOUS-DOTÉS

L’assèchement des ressources budgétaires des lycées professionnels

En 2014, la part barème de la taxe d’apprentissage (financement des équipements des lycées technologiques et professionnels) était déjà passée de 43% à 23%. La loi Pénicaud de septembre 2018 achève le sous-financement des lycées professionnels en faisant passer la part hors quota, rebaptisée solde de la taxe d’apprentissage de 23% à 13%. Les types d’établissements qui peuvent y prétendre ont explosé. Ainsi, en 2021 les lycées pro et technologiques devraient toucher 28 millions d’euros alors qu’ils percevaient 50 millions avant la réforme, sans aucune compensation de l’État ou des Régions. Les 87% restant vont à l’apprentissage. De plus, l’État a débloqué plus de 1 milliard d’euros pour soutenir l’apprentissage. On voit quelles sont ses priorités ! En attendant les lycées professionnels et les SEGPA voient leur budget baisser de façon importante.

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